Le Dimanche de la Mission Universelle a 100 ans
Cet anniversaire sera célébré ce dimanche 18 octobre 2026. En fait, les chrétiens savent, de-puis toujours, que leur vocation est d’être missionnaire. Le Christ ressuscité a dit à ses dis-ciples : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Mt 28,18-20). Même la dispersion des chrétiens de Jérusalem et les persécu tions qui ont duré des siècles dans tout l’empire romain ont été, pour les premiers chrétiens, l’occasion d’aller annoncer la bonne nouvelle partout où ils se rendaient.
En 1926, le pape Pie XI instaure une Journée Missionnaire Mondiale pour qu’elle soit « la fête de la catholicité et de la solidarité universelle ». Par cette célébration, le pape veut encou-rager et soutenir l’élan pour la mission. Elle est la consécration d’un mouvement initié un siècle plus tôt par une jeune Française Pauline Jaricot (1799-1862) et qui a donné naissance à l’Association de la Propagation de la Foi le 3 mai 1822 puis aux OEuvres Pontificales Missionnaires (OPM). Cette journée vise donc à amplifier le travail des OEuvres Pontificales Missionnaires. Elle s’étendra même à toute une semaine, la Semaine Missionnaire Mondiale, qui culmine au dimanche de la Mission universelle (cette année du 11 au 18 octobre).
100 ans après, on ne peut que s’émerveiller devant ce que cet élan missionnaire a réalisé à travers le monde, surtout dans les domaines de la formation des missionnaires (hommes et femmes), de soutien à la catéchèse, de la construction des églises (ainsi que des paroisses et des couvents) ou des dispensaires et hôpitaux. Mais, face à ces réalisations, comment ne pas avoir aujourd’hui le sentiment d’assister à un déclin ? La vitalité de l’Eglise, dans ces régions qui fournissaient tant de missionnaires, il y a seulement quelques décennies, semble s’essouffler !
Heureusement, la foi chrétienne nous apprend que la main du Seigneur est toujours puissante. C’est Lui le maître de la moisson. Même avec des ouvriers indignes et sans talent, il réalise des merveilles. Regardons les récits des vocations, depuis l’ancien testament, qui de Moïse ou des prophètes n’a pas reconnu son incapacité ? Le Seigneur n’a-t-il pas fait de Simon, le renégat, la Pierre solide sur laquelle il a bâti son Eglise ? Même Paul, l’apôtre des nations, le grand missionnaire, reconnaît que c’est la grâce du Seigneur qui agit en lui. Savons-nous aussi que Marc, dont nous allons bientôt commencer la lecture de l’évangile en l’année liturgique C, a abandonné ses compagnons de mission (Ac 13,13 ; 15,37-39), mais le Seigneur l’a relevé ? Alors, même si nous ne nous sentons pas à la hauteur de la mission reçue, montrons-nous disponibles et le Seigneur fera le reste.
La mission est au-devant de nous. Que le centenaire du dimanche de la mission universelle nous rappelle notre communion en Jésus-Christ ! Qu’il nous pousse à nous ouvrir et nous intéresser à la vie des Eglises soeurs ! Que nous sachions leur apporter ce que nous avons et accueillir ce qu’elles ont à nous offrir ! Prions pour que l’élan missionnaire des chrétiens grandisse à travers le monde et que le Seigneur donne à chacun de nous la grâce de rayonner là où il se trouve.
Abbé Louis Wetshokonda
